FUTILE,
ELECTRONIQUE
ET SENSIBLE.

23/12/2006

23/12/06 - 02:40

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Je suis retourné à la passerelle. Je cherchais un prétexte pour écouter de la musique en marchant. Je me disais : Il ne fait pas si froid , il y aura peut être du monde...
Bien qu'auto-proclamé "inaccessible sexuellement" pour quelques temps, je me disais que voir des hommes se tourner autour me procurerait peut être un tant soi peu de plaisir. Du voyeurisme, des histoires que j'imagine...Un peu de grotesque peut être...

Rien.

Il y avait juste ce vieux noir qui est toujours la.
Oh pas si vieux. C'est juste son manteau noir qu'il porte tout le temps.

Je suis passé par tous les avis à propos de cet homme.
N'étant pas attiré par lui, je voulais égoïstement qu'il s'en aille - qu'il sorte de mon paysage. Avant.
Puis je me suis habitué, à ce paysage. Et comme un paysage , je le garde à distance. Certains ont déja couché avec lui.
Pas moi.
Je n'ai pas ce genre de "relation" avec lui.

Il est plus enraciné que les arbres autour de lui.
Pour moi c'est un fantôme. Un reflet.
Si je le croise tout seul, s'il n'y a personne, je continue mon chemin et rentre chez moi.
Comme une superstition.

J'ai trop peur de devenir lui. Un fantôme à mon tour.
Emballé dans mon grand manteau terne. Assorti à ma peau.

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