/// joujoux-hiboux
Marre de jouer à Ken.
Ce soir, j'en suis arrivé à une situation assez comique :
Un mec, un mek-mek, comme je les appelle.
Appuyé contre la rembarde
( dans ces endroits la , on ne sait faire que ça...)
Je me touche, tu te touches.
Il est sexy, hein, faut pas croire, mais rien.
Il est trop mek-mek pour moi.
Il est trop Ken. Il sort sa bite, mais rien n'y fait.
Je me touche, tu te touches.
Rien-rien-rien.
Bandaison lointaine.
Oui, je me persuade qu'il est sexy, mais en fait il me fait rire.
La situation, la façons dont nous sommes habillés,
nos blousons de boys-bande,
nos futes de mek-meks, tout ça.
Il est las. Il lève les yeux au ciel, fait mine de s'endormir,
ou du moins c'est moi qui appose cette interpretation sur son visage.
Achevé , je lui fait un grand sourire et lui dit au revoir.
C'est peut être ça le plus fascinant dans la drague en extérieur,
c'est la façon dont les corps se font des fausses surprises,
des fausses rencontres,
des queues de poisson.
Le hic, le truc qui rate.
Pourtant je ne suis pas du genre à être fasciné par l'échec,
mais depuis le temps, j'ai pris le parti d'en rire.
L'étape d'apres, ce sera peut être d'arriver à en parler directement aux mecs concernés, "sur le motif".
Je rêve toujours de terrains de jeux plus créatifs...
Des endroits où on baiserait sans trop de clichés. Je rencontre des mecs qui se laissent aller dans le bon sens. Parfois, je me retrouve comme ça, au milieu de ce nulle part que je connais trop bien, les mains sous le pull d'un inconnu, à tatonner une intimité autre que sa bite. Les mains au chaud, la langue dans sa bouche. Pas forcément grand chose de plus. Parfois , c'est tout ce que je cherche. Un peu de chaleur.
Je le cherche encore, ce parc où on pourrait courrir à poil les nuits d'étés, être enfin un faune. Cet endroit où les abres remplacent les tristes slings, où on se shoote à la chlorophylle plutot qu'au poppers. Un endroit où les garçons meuglent, comme les veaux que nous sommes, plutot qu'a étouffer un cri de façon trop virile pour être honnête.
Je cherche, j'ai cherché de longues nuits, des squares abandonnés, des ruelles, des recoins, en me disant qu'un autre obsédé dans mon genre aurait la même idée. Mais non.
Les garçons, vous manquez cruellement d'imagination, parfois...
27/11/06 - 08:27
pheel