FUTILE,
ELECTRONIQUE
ET SENSIBLE.

02/08/2006

02/08/06 - 00:52

/// sans perchoir fixe.


Parfois ça volète comme ça. Dans l'air. Dans le ventre. Ça gargouille, grouille. Trop de caféine.

C'est là , sans raison.
Je marche dans la rue , je ne serai pas en avance à un rendez vous pourtant sans horaire. Je vais retrouver mes amis. Je n'ai pas de nuage gris à proximité.

Pourtant j'avance vite, nerveusement, à deux doigts de bousculer les gens. Il y a quelquechose qui fait avancer mes pas plus vite que moi.

Quelquechose qui résiste quand je respire à fond et que j'essaie de le sortir.

Parfois ça s'accroche dans mes cheveux , sur mon corps, ma peau. Dépose ses traces , ses fientes de stress.

Comme un pigeon parisien estropié, les pattes réduites à l'état de moignon par je ne sais quelle maladie des égouts, l'oeil ahuri, le genre qu'on a envie de dégommer, comme ça, gratuitement.

Une bestiole sans pattes et sans perchoir, qui ne veut pas - ne peut pas se poser.

commentaires

02/08/06 - 01:13

Les moignons c'est pas dû à une maladie... hehehe (et schlakkk ! je referme mon canif discrétement).

02/08/06 - 01:55

Waouh: quel texte !

02/08/06 - 02:17

Je me demande si même avec toute la volonté du monde on peut resister à ça!

02/08/06 - 02:20

POULE !

02/08/06 - 05:26

Pool ... Bang ! En plein dans la machoire.
En plus, les moignons de pigeons sont d'un rose dégueu avec des bouts de blanc. A hurler !

02/08/06 - 07:36

flying rat rat

02/08/06 - 07:39

(version longue : Fly away, you flying rat rat!)

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.