/// Les paluches. (Lundi 13 décembre 2004)
Ses mains.
Enormes. Larges, rectangulaires, avec les doigts en proportion. Des paluches, des vraies.
Avec sur le dessus, une véritable toison, composée de duvet blond brillant et de vrais poils,châtains, comme ses cheveux.
Je vais en rêver cette nuit, de ses pattes de loup-garou, qui vont très bien avec sa gueule carrée et mal rasée, irrégulière, hagarde.
Je vais rêver qu’il me tient la mâchoire d’une seule paume. Qu’il m’enfonce un doigt dans la bouche et vienne caresser mon palais. Toucher ma langue avec la pulpe d’une de ses phalanges. Qu’il me passe vigoureusement la main sur la nuque , dans les cheveux. Qu’il m’embrasse avec ses lèvres , épaisses.
Je rêverais presque qu’il me gifle , rien que pour le contact de ses grosses mains.
Mais voilà , il ne me regarde pas , comme tous les autres.
Avant d’arriver à la station Plaisance, en attendant de pouvoir ouvrir la porte , il a tortillé ses doigts de manière délicate et légère , fait des petits mouvements de pianiste, cassé son poignet de manière précieuse. Je n’en pouvais plus. J’étais vraiment amoureux pour deux bonnes heures. Amoureux de ses mains et des contradictions qu’elles exprimaient.
09/03/06 - 09:22
Très joli post, j'adhère entièrement.
(tiens si j'allais trainer vers Plaisance moi ?)
;-)
petitgarsparis