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FUTILE,
ELECTRONIQUE
ET SENSIBLE.

28/08/2006

28/08/06 - 01:33

///embrasse le futur, bonne chance !





Je serai un homme -enfin- mur et j'aurai pensé à passer mon permis de conduire. Trop de démarchage a pied dans Paris pour vendre mes premières pièces auront eu raison de mes convictions de jeune post-bobo.

J'aurais fait l'acquisition d'une petite voiture cubique et citadine , comme je les aime.
Dand l'idéal, une Suzuki Lapin, une Toyota Wagon R+, première génération, avec des angles bien saillants, quelquechose de petit , robuste et pratique.

Je choisis mes voitures comme une mère de famille, je sais. Et en plus -comme je serais toujours une folle textile- il y aura des coussins, un plaid et pourquoi pas des rideaux, un truc un peu bricolé vite fait , un peu hippie , sauf qu'on sera en 2025, quelquechose comme ça.

Le dimanche, j'irai sur la côte pour faire un pique nique.
S'il pleut, je reste dans la voiture, je lis un bouquin, avec les floc-flocs conjugués de la pluie et de l'océan qui me chatouillent les oreilles.

Le bonheur.

18/08/2006

18/08/06 - 15:01

/// à la coule.

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Ce soir :

Encore plus de mousse, encore plus de chocolat , et même un sucre s'il vous plaît.
Lush, j'en suis fou.

Et aussi :

Je me coupe les veuches, façon footballeur-allemand-de-poche.

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(Ceci était juste une prise de note pour moi même.)

17/08/2006

17/08/06 - 23:54

///the speed of pain.


Envie d'une ballade à toute vitesse, un cheval au galop, un vaisseau spatial. Laisser des petits bouts de ma mémoire se désagréger avec le vent.
Envie de trouver le bouton OFF de mon cerveau.
Envie d'avoir accès à mon corps.

TOUT mon corps.

16/08/2006

16/08/06 - 14:32

///Punkette à paillettes.



Si je me mets au punk-shui maintenant , je ne trouverai jamais de colocataire.
Dommage , c'est funky et plus rigolo que les meubles IkéHabitat.

09/08/2006

09/08/06 - 01:48

///glou/glou.

Regarder le bidule effervescent au fond de la baignoire.

Mettre ses oreilles sous le niveau de l'eau.
croiser les jambes comme un yogi, mais en plus facile.
Chercher un endroit où ranger ses bras.

Gonfler tres tres fort les poumons.
A fond.
Gratter encore un peu d'air , comme on finirait son assiette , par petits à-coups, jusqu'au dernier grain d'air.

Expirer, brutalement. Laisser filtrer quelques grognements au passage.
Recommencer
Recommencer
Recommencer

Encore
et
Encore

S'entêter. S'enivrer. L'odeur du bain chatouille subtilement les narines.

Un moment, une obsession revient , un souhait vite exprimé, alors que j'étais tout au fond de moi, à respirer tranquille.

Retour à la réalité. Conscience de la température de l'eau , de la musique qui dégouline de mon ordi , de tout le reste.

non non non

Je reste les oreilles sous le niveau de l'eau.
Encore un peu.

J'adore ce son étouffé , les plic-plic, on entend tout , la respiration , le coeur, le sang.
Et mes acouphènes , toujours.

Je me mets sur le côté. Toujours sous l'eau.

...

Vite, sortir , agir.
Scrubber, frotter, faire peau neuve, muer.
Se shooter à la mousse, peau sèche à cause du savon.
Graisser, hydrater, masser, frictionner, frissonner.

J'adore ces moment la , je ne pense plus à rien , ou alors je me déconnecte de mon propre flot de pensées. Ca me fait la même chose quand je masse quelqu'un d'autre , je ne pense plus à moi , je ne pense pas vraiment à toi , je regarde ton corps , je masse - je cherche , j'écoute. Mon cerveau est déconnecté, la aussi.

C'est pour ça que je n'ai pas appris de technique , je ne veux pas apprendre.
Je veux chercher , appuyer la où c'est noué, jouer, étirer , déplier , faire de la patisserie avec ta peau.

A croquer.

Je suis bien , la . Dans les vapeurs cosmétiques , les huiles de plantes, la menthe poivrée qui persiste et signe sur ma peau...



Je suis bien.

02/08/2006

02/08/06 - 02:15

/// poubelle.


Aujourd'hui il y a une chaussette, retrouvée au fond d'un tiroir, que j'ai envie de découper en petits morceaux, juste pour me passer les nerfs, avant de la jeter à la poubelle.

[ça, c'est fait.]

Aujourd'hui, il y a 4 mois de ma vie que j'ai envie d'oublier. Mais je n'ai pas le droit , entre les jours , il y a de bons souvenirs, hors sujet. Pareil pour mon blog , des articles, des commentaires, des tonnes de 0 et de 1 à effacer. Mais tout est entremêlé.

[Allez, j'essaie quand même. Effacer toute trace, Revoir chaque souvenir écrit, effacer, puis enregistrer l'effacement, le vide. faire le ménage dans chaque petite case. ]

Aujourd'hui, il y a un petit bout de peau qui focalise toutes mes angoisses, toutes les fautes que je peux faire , tous les doute que je peux avoir à mon ou à son propos. Même pas 1cm², et une formidable énergie, un véritable catlyseur de négativité.

[Prendre rendez-vous avec le médecin pour la N-ième fois]



Parfois, je suis assis sur le trône, et je regarde ma bite, bêtement.
Je regarde le petit bout de peau qui bugge, et j'ai envie de lui/te hurler dessus.
Mais je ne le fais pas, j'ai peur de déranger.

02/08/06 - 00:52

/// sans perchoir fixe.


Parfois ça volète comme ça. Dans l'air. Dans le ventre. Ça gargouille, grouille. Trop de caféine.

C'est là , sans raison.
Je marche dans la rue , je ne serai pas en avance à un rendez vous pourtant sans horaire. Je vais retrouver mes amis. Je n'ai pas de nuage gris à proximité.

Pourtant j'avance vite, nerveusement, à deux doigts de bousculer les gens. Il y a quelquechose qui fait avancer mes pas plus vite que moi.

Quelquechose qui résiste quand je respire à fond et que j'essaie de le sortir.

Parfois ça s'accroche dans mes cheveux , sur mon corps, ma peau. Dépose ses traces , ses fientes de stress.

Comme un pigeon parisien estropié, les pattes réduites à l'état de moignon par je ne sais quelle maladie des égouts, l'oeil ahuri, le genre qu'on a envie de dégommer, comme ça, gratuitement.

Une bestiole sans pattes et sans perchoir, qui ne veut pas - ne peut pas se poser.