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FUTILE,
ELECTRONIQUE
ET SENSIBLE.

23/08/2005

23/08/05 - 08:55

///Manimal///

Tous les jours,
je découvre de nouveaux poils sur mon corps.

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20/08/2005

20/08/05 - 01:26

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I'VE

GOT

SUCH AN

(ACID)

CRUSH

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18/08/2005

18/08/05 - 00:13

///Corps-Psycho-Soma///

Ma peau fait des mantras inutiles. Elle se dit , par endroits, qu'elle doit absolument cicatriser, mais à cause de rien, aucune blessure, sur rien. Je ne sais pas pourquoi. Du moins je ne veux pas savoir. Les tracas banals ressortent par mes pores. Un petit boutont tout dur. La neige le long des sourils, le crépi d'une vieille maison qui s'effrite.Une perle cachée sous la peau, un grain de sable. Je veux l'arracher, comme je veux parfois m'arracher certaines idées de la tête, certaines manies, certaines peurs.

J'ai passé des nuits angoissées, des réveils palpités. Le ventre qui crie sans avoir faim. Les yeux au plafond à 7h00 du matin. J'ai perdu des kilos à force d'être amoureux eperdu. J'ai bouffé pour oublier la où les mecs se murgent en maudissant autour d'eux. Mon ventre , lieu de torsions, de rejet et de tendresse, de gourmandise et de remords.

Doucement, les cheveux perdent de leur couleur, s'affadissent. Les cicatrices d'acné sur les joues ne disparaissent pas. Tiraillé entre deux ages. Les traces de l'âge ingrat que l'on regrette parfois, se mélangent à une apparence sereine, un futur poivre et sel, teinté de souci. Je colorais mes cheveux depuis mes 18 ans, et jusque recemment. Je n'ai pas vu les inquiétudes capillaires se profiler, cachées sous l'identité rousse que je me fabriquais.

Angoissé, un îlot de brûlure me pousse au coin de la bouche. "Bouton de fievre d'avoir trop aimé", a-t-il dit. Un petit corbeau perché sur un nerf, qui n'attend que ça pour vous dénoncer. Vite-vite, cachez-moi ça, encrêmez, quitte à s'empoisonner de pommades aux composés métalliques douteux. Ca gratte, ça seche sur cette comissure qu'on ne veut plus embrasser... Ca tombe, ça disparait, du moins jusqu'a la prochaine crise, au prochain crush.

D'autres fois j'ai mal au dos.
D'autres fois ça me gratte.
Je me plains de mon corps, comme cette mère persuadée que son enfant tombe malade pour l'emmerder. Je voudrais faire ami-ami avec lui, mais nous sommes tous les deux susceptibles.

Je suis un vieillard de 25 ans.

PS: Je vous rassure (ou pas), je ne me tape pas tout ça en même temps...

15/08/2005